Chroniques,  Lecture VF,  Livre

Ma vie de Geisha, de Mineko Iwasaki

 

Ma vie de Geisha
Mineko Iwasaki
350 pages
Le livre de poche
6,13€


On a dit de moi que j’étais la plus grande geisha de ma génération. Certes, j’ai recueilli les plus beaux succès. Mon destin a été jalonné d’extraordinaires défis et de merveilleuses gratifications. Et pourtant les astreintes de ce qui est plus qu’une profession – un véritable sacerdoce – m’ont finalement poussée à l’abandonner… Il est temps de lever les voiles du mystère qui plane autour de la vie des geishas. Je veux briser un silence vieux de trois cents ans. Je vous invite à me suivre dans le monde des fleurs et des saules, le monde de Gion-Kobu.

Voici le témoignage exceptionnel de celle qui fut, à maints égards, la dernière incarnation d’un art de vivre séculaire, mais qui sut aussi mettre en lumière la triste condition des geishas, soumises et peu instruites, dans le Japon post-féodal.

Ma vie de Geisha

Cette autobiographie venue tout droit du Japon et émanant d’une des plus grandes geisha qui fut est une véritable pépite. Ce livre regorge de souvenirs, d’anecdotes et de savoir sur la vie secrète du monde des saules.

Ce livre nous narre la vie de Mineko Iwasaki, une jeune femme qui fut désignée héritière d’un okiya dans son jeune âge. Elle a également décidé de quitter sa famille pour se donner corps et âme au monde de la danse et des arts afin de devenir la meilleure danseuse qui soit. Ainsi que la meilleure des geikos (le nom que préfère se donner les geishas à Kyoto) de son temps.

On suit donc Mineko dès son plus âge, où elle a alors trois ou quatre ans. Elle parvient à nous décrire des moments de son enfance avec de nombreux détails, ce qui est assez impressionnant. Les années s’enchaînent et l’ont voit Mineko grandir, devenir une jeune adolescente pour une femme, le tout en suivant les différentes étapes de sa vie d’apprentie meiko, puis de geiko, jusqu’à sa retraite à 29 ans.

De nombreuses informations sur son mode de vie, sur de nombreux événements culturel et sur la vie des geikos sont donnés au lecteur, de façon assez naturelle et linéaire, malgré un aspect parfois décousu dans le roman. Par exemple, une information peut arriver en plein milieu d’une scène, directement dans la description. Pas de note en fin de page ou de renvoi, tout est directement donné.

Et alors ?

L’aspect superficiel et décousu du roman est un des nombreux points qui a pour moi gâché ma lecture. Car oui, je n’ai pas forcément apprécié cette lecture. J’ai beaucoup aimé le côté culturel que ce livre offre, mais bon dieu, qu’est-ce que j’ai pu détester Mineko au fil des pages ! Elle est insupportable par moment, complètement obsédée par sa supériorité en tant que Geiko ou par l’agacement qu’elle provoque à répéter sans cesse : “j’étais la meilleure car je donnais tout pour l’être contrairement aux autres” “J’étais tout simplement la meilleure” “blablabla”. Agaçant non ?

De plus, le style de Mineko n’est pas des plus agréable à lire, parfois n’ayant ni queue ni tête, elle saute tout simplement du coq à l’âne avec ses sujets, avant d’y revenir plusieurs dizaines de pages plus loin.  Les anecdotes s’enchaînent aussi sans lien aucun entre elles. Assez déconcertant.

Ce roman est supposé être une réponse à Arthur Golden pour son Mémoire d’une Geisha, écrit plusieurs années avant Ma vie de Geisha, afin de montrer la véritable vie des geisha, ce dernier ayant détourné certains propos de Mineko lors d’interviews.

Je recommande ?

Malgré mon avis assez controversé, je recommande ce livre, rien que pour la mine d’informations qu’il est par rapport au Japon. Et je le recommande deux fois plus pour tous ceux qui ont lu Mémoire d’une Geisha, afin d’avoir toutes les clefs en main pour se faire son propre avis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller à la barre d’outils